Article Ecigarette-Public. Rédigé par Franck
 



  la valse des vendeurs : trop de choix tue-t-il le choix ?



C’est le printemps. Et les petites boutiques on line de vente d’ e-cigs poussent comme des brins de muguet. Remarquez que ce n’est pas que de la faute du printemps ; l’automne et l’hiver aussi voient les boutiques fleurirent comme qui rigole malgré la froideur propre à ces saisons.

Il y en a tellement que l’on ne sait plus où donner de la tête. De plus, beaucoup de ces nouveaux vendeurs n’apportent pas grand-chose : on retrouve les mêmes liquides, l’eGo, la 510, la KR808D-1 ou leurs quasi-clones. Bref du basique. Enfin, 95% d'entre eux concoctent leur site avec le même outil : PRESTASHOP pour ne pas le citer. Du coup, les mêmes produits ou les presque mêmes produits sont enrobés dans une présentation sensiblement identique. Heureusement, certains de ces nouveaux venus tentent de se démarquer mais ils se font trop rares à mon goût.

A quelques exceptions près, nos distributeurs favoris sont souvent des auto-entrepreneurs ou des petites SARL de 2/3 personnes. Bien sûr, ils sont souvent sympas : ils répondent vite, ils envoient aussi rapidement, assurent un bon SAV dans l’ensemble. Remarquez, c’est le moins qu’ils puissent faire dans un marché qui commence légèrement à saturer. Et puis, ces boutiques ne peuvent que se livrer à une farouche bataille pour survivre et se développer, tirant ainsi les prix vers le bas. Bon point pour le consommateur internaute. Mais cette course aux soldes aura forcément ses limites.

Néanmoins cette abondance de petites boutiques n’est pas sans poser quelques problèmes. Tout d’abord, elles ouvrent sans beaucoup de capitaux. Elles sont donc prudentes sur leurs commandes. Les stocks ne sont pas souvent bien consistants et la rupture est monnaie courante. Faut pas gâcher. Mais le client peut quelquefois s’exaspérer devant ce phénomène assez répandu de la rupture de stock. Ou alors, il commande dans plusieurs boutiques, histoire de s’assurer un panier rempli comme il le souhaite.

Enfin, sans trop de capitaux, nos vendeurs favoris misent sur internet pour se faire de la pub à moindre coût : le parrainage, outil utilisé par presque tous les commerçants du net, l’affiliation qui transforme bien souvent le client en commercial amateur, et enfin la présence sur les sites spécialisés ou encore les forums sur la e-cig qui accueillent généreusement ces boutiques et leur laisse gratuitement la possibilité de passer leurs annonces.

Mais, du coup, quand la communication ne se fait que sur le net et sur peu de sites tout compte fait, le moindre post de client mécontent est quelquefois mal vécu par certains vendeurs (pas tous heureusement) puisqu’il va contrebalancer tous les efforts fournis par ces derniers. Limite certains accuseraient les sites ou forums laissant publier la moindre remarque négative ou qui ne leur plaît pas d’être des marxistes lénifiants, des anticapitalistes acharnés, ou tout simplement d’être associés à d’autres vendeurs pour causer leur perte.

De plus, les sites ou les forums sont aussi l’occasion pour une minorité de vendeurs de déployer des trésors d’ingéniosité pour se faire connaître : faux clients et vrais amis qui pondent des avis enthousiastes ou vont casser le concurrent, par exemple. La pratique est connue. Heureusement, elle est ultra-minoritaire mais existe néanmoins et n’est pas propice à une ambiance toujours des plus sereines.

Quelquefois, je vous jure, on en vient à trouver reposant des entreprises d’e-cig connues, genre celles qui font de la pub sur RMC Info et se foutent des critiques négatives ici ou là.

Heureusement que certaines stars converties ne lésinent pas sur la pub à l'occasion d'interviews ou de passages télé. Elles font le travail de ces mini-entreprises, sinon tout ce petit monde tournerait vite en rond. Et puis, nos people sont bien relayées par l’OMS ou l’AFSSAPS, qui sont aussi d’excellents commerciaux et assurent régulièrement une belle petite couverture médiatique, malgré un avis plutôt négatif, il est vrai.

Du coup, je m’interroge : le monde de la e-cig va-t-il pouvoir supporter longtemps cette invasion de petites boutiques sans trop de moyens ? Combien d’entre elles seront encore là dans deux, trois, cinq ans ? N’est-ce pas prendre le risque de vivre en vase clos en attendant que de nouvelles célébrités succombent aux joies de la vapeur ? Finalement, ne doit-on pas espérer l’émergence d’entreprises plus puissantes capables d’avoir du stock, de faire de la publicité en delà des sites d’e-cigs et des forums, d’assainir le marché ? Mais ces groupes ne vont-ils pas tuer ce petit commerce qui est souvent sympathique et proche du client et avec qui nous pouvons dialoguer ?

En gros, quel avenir pour le marché de la e-cig ? Que faut-il espérer ou craindre?



Autheur Franck
Site Ecigarette-public.superforum.fr
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